Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Benon (17) est le document d'urbanisme de référence qui fixe les règles d'utilisation des sols sur l'ensemble du territoire communal. Il encadre les projets de construction, les zones constructibles, la protection des espaces naturels et agricoles, ainsi que les orientations d'aménagement et de programmation. Le rapport de présentation ci-dessous expose le diagnostic territorial, l'état initial de l'environnement et les choix retenus pour le développement de Benon.
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Située dans le département de Charente-Maritime, Benon appartient à la Communauté de Communes du canton de Courçon, au Pays d'Aunis et au Parc interrégional du Marais Poitevin. Un Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) est en cours d'élaboration et un Plan Local de l'Habitat est approuvé depuis 2002.
La desserte de la commune par l'axe autoroutier A810 reliant La Rochelle à Niort et à l'autoroute A10 Paris-Bordeaux et par l'axe départemental 116 renforce ses liaisons entre le bassin économique de La Rochelle et les pôles de Surgères et de Marans.
Cette desserte constitue un atout majeur pour le développement de la commune, notamment sur le plan résidentiel.
Plus du tiers des actifs de Benon travaille sur la commune, ce qui représente une part importante.
Toutefois les actifs travaillant à l'extérieur de la commune sont en augmentation : +12,4 points entre 1990 et 1999, qui profitent essentiellement à l'agglomération rochelaise, avec 27% des actifs qui y travaillent en 1999.
La fonction résidentielle de la commune est de plus en plus amenée à se développer.
Le développement du phénomène de rurbanisation de l'agglomération rochelaise mais aussi des pôles de Surgères et de Marans est un atout non négligeable pour le développement de la commune.
Située au Nord de la région naturelle d'Aunis, en terres hautes, la commune est caractérisée par un relief peu accidenté avec un léger vallonnement. On observe cependant au centre-ouest du territoire un abaissement des altitudes, qui se traduit par un réseau hydrographique plus présent. On note la présence de deux ruisseaux dans ce secteur : le ruisseau de l'Abbaye et le ruisseau du Biel, pourvus de plusieurs affluents temporaires. L'agglomération de Benon se situe dans ces terres propices à l'agriculture. Une autre inclinaison du relief existe à l'extrémité sud du territoire, Occupé par le canal de Mouchetune et ses affluents temporaires.
Des ruisseaux temporaires nombreux irriguent également les bois de Benon et du Fraigneau.
Enfin, le ruisseau le Crêpé déborde sur la limite est de la commune.
Les terres hautes sont en majorité occupées par la forêt de Benon et le Bois de Benon, d'intérêts majeurs dans le pays d'Aunis, compte tenu de la rareté des grands massifs boisés. Ces points constituent les lignes de crêtes des trois bassins versants hydrographiques locaux (le Biel, le Crêpé, le canal de Mouchetune).
On note la présence d'un captage d'eau potable au lieu-dit les Carnes dont les périmètres de protection font l'objet d'une servitude (voir pièce n°5b du PLU).
Deux autres périmètres de captages concernent la commune : au nord le captage de Courçon (périmètre éloigné), à l'Ouest, captage du Gué d'Alleré (périmètre éloigné, dont la redéfinition a eu lieu à la fin des années 1990 : en attente d'information).
Aucun site du réseau Natura 2000 n'est présent sur la commune.
Le paysage communal est remarquable au vu de l'importance des massifs forestiers, rares dans le pays d'Aunis. Plus de la moitié du territoire est concernée par ce paysage spécifique. Une protection de type N dans le P.L.U doit être mise en oeuvre.
Compte tenu de l'intérêt de ces boisements pour les loisirs, la randonnée et la promenade, le zonage devra également pouvoir permettre les aménagements d'équipements de loisirs dans les lieux de départ des circuits (parking, installations sanitaires...) sans remettre en cause l'intérêt écologique et sans accentuer les risques d'incendies de forêt.
Entre la RD 206 et la lisière de la forêt de Benon, le territoire est composé de vastes parcelles agricoles, dont le bocage est quasi-absent. L'impression de végétation reste très présente grâce à la lisière de la forêt. Dans ce paysage ouvert, le site de l'Etang et des Prés Communs constitue une enclave bocagère et de bâti traditionnel de qualité.
D'autres sites présentent des éléments de patrimoine bâti et de patrimoine naturel qui forment un ensemble paysager remarquable. Ils sont à ce titre à préserver.
On peut citer le site de l'Abbaye de la Grâce Dieu composé du château, du Bois l'Abbé, des prairies et du maillage bocager alentours et du ruisseau de l'Abbaye. Egalement l'extrémité sud-est du territoire, avec le bâti des Essarts, les prairies alentours et la lisière du Bois de Fraigneau, ou bien le Bois du Château (bâtiment et bois) ou le Grand-St-Bibien (ferme et bois).
Le lien entre ces différents éléments est souvent le réseau hydrographique. Par extension au patrimoine ci-dessus, on peut noter des secteurs naturels composés de prairies humides, de bocage et de ruisseau, dont la sensibilité paysagère et écologique est notable. Caractéristique supplémentaire sur la commune, on observe plusieurs sites de potagers et jardins en bordure de ruisseaux, profitant d'un terrain riche en alluvions, notamment en limite sud de la Roulière. Un zonage de type N pourra permettre de limiter préserver ces espaces sensibles qui font l'identité de la commune.
Le patrimoine des entités urbaines est également intéressant (voir chapitre III-C). Cependant, le traitement des espaces publics ne permet pas toujours une mise en valeur de ces éléments du patrimoine (église de Benon par exemple).
Par ailleurs, certains problèmes de sécurité routière, notamment en traversée du village de la Roulière, pourraient être résolus par un aménagement cohérent des espaces publics.
Enfin, deux sites se révèlent par un aménagement absent ou peu harmonieux et détonnent dans un paysage globalement homogène :
- un silo en entrée du village de l'étang, très visible;
- le parc de la maison de retraite, qui en comparaison de l'ancien parc du château, semble "laissé pour compte".
La structure bâtie de la commune de Benon est groupée dans le bourg.
Les hameaux présents sur la commune sont des entités limitées : La Roulière et l'Etang.
La Grenouillère, village à l'est du bourg, est aujourd'hui pleinement intégrée à la zone urbaine du bourg. Un lotissement au nord du territoire a été réalisé en bordure de la forêt de Benon et de la RN 11.
Ce type d'urbanisation paraît peu approprié au territoire, car il ne contribue pas à la bonne intégration des habitants au bourg et à sa vie sociale, et peut présenter des risques pour l'environnement fragile de la forêt.
L'habitat isolé est peu important au vu de la superficie de la commune. Il est constitué d'exploitations agricoles, de maisons récentes, de pavillons de chasse et de maisons de gardes forestiers. Le territoire de Benon se caractérise par la présence de bois, qui occupent plus de la moitié du territoire communal. Le bourg de Benon se caractérise par un bâti ancien s'étirant le long des voies du bourg. Le bâti ancien est relativement dense, R+1 généralement mitoyen et implanté à l'alignement. Les différentes fonctions du bourg sont dispersées au sein du bourg. On retrouve l'église et sa place publique, le cimetière rue de Cueuillou à l'est du bourg, la place de la Tour où se situaient auparavant les commerces, et l'entité du château avec son parc où sont localisées aujourd'hui le camping, la Mairie et l'école. Au centre du bourg, entre l'église et le château, on note la présence d'un domaine privé de qualité de plusieurs hectares. La structure du centre originel présente une qualité architecturale et urbaine qu'il convient de protéger, de valoriser. Le bourg présente un bâti ancien de qualité, de nombreux murs d'enceintes ainsi qu'un patrimoine architectural intéressant. Mais cette entité est peu mise en valeur par les espaces publics : traitement des voies trop routières laissant peu de place aux piétons, trottoirs très étroits ne permettant pas une circulation aisée pour se promener à pied au sein du bourg, Monuments peu mis en valeur par un aménagement (panneaux de circulation contre la Tour des Six Sots, manque de signalétique du patrimoine...), manque de stationnements publics marqués et signalés...
En frange, mais aussi au sein de la zone urbaine, on note la présence de plusieurs exploitations agricoles.
Toutefois, seule l'une d'elles pratique l'élevage, ce qui limite l'aspect contraignant des exploitations agricoles vis-à-vis du développement urbain.
Les extensions urbaines ont contribué à l'étalement du bourg le long des voies, essentiellement sous forme d'initiative individuelle. Elles ont permis « l'épaississement » du bourg au sein de quelques dents creuses, ainsi que la jonction entre le bourg et le village de la Grenouillère. Toutefois, depuis la fin des années 1990, des lotissements se sont développés à proximité du bourg mais pas en continuité. C'est le cas du lotissement des Alouettes, en cours de réalisation et de plusieurs projets de permis déposés en Mairie. Si ils répondent à un besoin en logements, ces lotissements construits de façon dispersée au gré des opportunités foncières, risquent d'étaler l'urbanisation du bourg de façon importante et ainsi d'entraîner un dysfonctionnement du bourg.