Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) est un document stratégique qui remplace le Plan d'Occupation des Sols (POS) suite à la loi Solidarité et Renouvellement Urbains du 13 décembre 2000. Il définit les orientations d'aménagement et de développement durable de la commune, en tenant compte des enjeux environnementaux, économiques et sociaux. Le PLU se compose de plusieurs pièces, dont le rapport de présentation, le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), le règlement, les annexes et des pièces complémentaires.
La commune des Loges-Margueron, située dans le département de l'Aube, a prescrit l'élaboration de son PLU le 8 octobre 2009, remplaçant ainsi le POS approuvé le 14 avril 1989. Ce document vise à établir un diagnostic territorial, définir les orientations d'aménagement et fixer les règles d'utilisation du sol.
Les Loges-Margueron se trouvent dans le Pays d'Armance, au sein du département de l'Aube. La commune est intégrée à la Communauté de Communes du Chaourçois et appartient au canton de Chaource. Cette situation géographique influence son développement et ses interactions avec les territoires voisins.
Le climat de la région est caractérisé par des variations saisonnières marquées, influençant les activités agricoles et le mode de vie des habitants. La géologie locale présente une diversité de sols, impactant l'urbanisation et l'agriculture. Le relief est modéré, avec une hydrographie composée de cours d'eau et de zones humides, contribuant à la richesse écologique de la commune. Le patrimoine naturel est constitué de forêts, prairies et zones humides, abritant une biodiversité notable.
Le grand paysage des Loges-Margueron est dominé par des espaces agricoles et forestiers, offrant des vues panoramiques caractéristiques du Pays d'Armance. À l'échelle communale, le paysage se distingue par un bâti traditionnel, des espaces verts et une trame viaire structurée. Les entrées de village sont marquées par des transitions entre espaces naturels et zones urbanisées, reflétant l'identité rurale de la commune.
La population des Loges-Margueron a évolué au fil des décennies, avec des fluctuations liées aux dynamiques économiques et sociales. Le nombre de ménages a également varié, influençant la demande en logements et services.
Historiquement, le village s'est développé autour d'activités agricoles et artisanales. La morphologie urbaine reflète cette évolution, avec une répartition spatiale du bâti centrée autour du noyau historique. Le parc de logements présente des caractéristiques architecturales traditionnelles, témoignant du patrimoine local.
Le réseau viaire de la commune comprend des routes départementales et communales, facilitant les déplacements internes et vers les communes voisines. Les transports en commun sont limités, rendant la mobilité dépendante de l'utilisation de véhicules individuels.
Les Loges-Margueron disposent d'équipements scolaires, culturels et sportifs répondant aux besoins de la population. Les équipements communaux et espaces publics, tels que la mairie et les places, jouent un rôle central dans la vie sociale. Les infrastructures techniques, notamment les réseaux d'eau et d'assainissement, sont essentielles au fonctionnement quotidien de la commune.
L'activité agricole demeure prédominante, avec des exploitations orientées vers la polyculture et l'élevage. Les activités commerciales, artisanales et les services publics contribuent également à l'économie locale, bien que leur nombre soit limité. Le tourisme, bien que modeste, bénéficie du patrimoine naturel et bâti, attirant des visiteurs en quête d'authenticité.
La population active est composée de travailleurs locaux et de navetteurs se rendant dans les agglomérations voisines. Les migrations domicile-travail reflètent les liens économiques entre Les Loges-Margueron et les centres urbains environnants.
La commune est soumise à diverses servitudes, notamment liées aux infrastructures et à la protection de l'environnement. Les contraintes naturelles, telles que les risques d'inondation, influencent l'aménagement du territoire et nécessitent une attention particulière.
Il est essentiel de maintenir la sylviculture et l'activité agricole, piliers de l'économie locale et garants du paysage rural. La maîtrise de l'évolution urbaine doit respecter le contexte architectural et le cadre de vie, préservant l'identité du village. Le développement de l'offre en équipements doit suivre l'évolution démographique, assurant des services adaptés aux besoins des habitants. Le maintien et l'accueil d'activités économiques diversifiées sont cruciaux pour la vitalité communale.
La diversité environnementale doit être garantie, protégeant les habitats naturels et la biodiversité. La composition paysagère de la commune, caractérisée par une mosaïque de terres agricoles, forêts et zones humides, doit être maintenue. La prise en compte du risque d'inondation est indispensable pour assurer la sécurité des biens et des personnes.
La commune a défini des orientations visant à concilier développement urbain et préservation de l'environnement, en s'appuyant sur une analyse fine des enjeux locaux.
Les zones urbaines (zone U) ont été redéfinies pour optimiser l'utilisation des espaces déjà urbanisés. Les zones à urbaniser (zones AU) ont été identifiées en fonction des potentialités de développement futur. Les zones agricoles (zones A)
ont été délimitées pour préserver les terres agricoles et maintenir l'activité agricole locale. Enfin, les zones naturelles (zones N) ont été définies pour protéger les espaces à forte valeur écologique et paysagère.
Le document graphique a été révisé pour refléter les nouvelles orientations de la commune. Les modifications incluent une meilleure prise en compte des continuités écologiques, une adaptation des limites des zones constructibles et une intégration des enjeux liés aux risques naturels.
Le PLU intègre les servitudes d'utilité publique, telles que les infrastructures de transport ou les réseaux d'énergie, ainsi que les contraintes naturelles, notamment les zones à risque d’inondation. Ces éléments influencent directement les possibilités d’aménagement et de développement.
L’objectif principal est de réduire l’impact environnemental des activités humaines en préservant les ressources naturelles et en limitant l’artificialisation des sols. La protection de la biodiversité, notamment par le maintien des continuités écologiques, est une priorité.
Le PLU prévoit des mesures pour accompagner le développement urbain tout en minimisant les impacts sur l’environnement. Parmi celles-ci figurent la gestion durable de l’eau, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la promotion des énergies renouvelables.
Un dispositif de suivi est mis en place pour évaluer l’impact des décisions prises dans le cadre du PLU. Ce dispositif permet d’adapter les orientations en fonction des évolutions constatées et des nouveaux enjeux identifiés.