Située au Sud-Ouest du département de l’Ain, en lisière de la Côtière de la Dombes et de la Plaine de l’Ain, Bourg-Saint-Christophe appartient au canton de Meximieux.
La commune est toute proche de son chef-lieu de canton (2 km de Meximieux) mais à une quarantaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse, le chef-lieu du département, c’est à dire à une trentaine de minutes.
La métropole lyonnaise est à 37 km, soit à 25 mn par l’autoroute A 42 (gares de péage à Dagneux-Balan et de Pérouges).
Autre pôle régional important pour la vie de Bourg-St-Christophe, la ville d’Ambérieu-enBugey est à 18 km (un quart d’heure).
Le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA), pôle économique important en matière d’emplois, n’est éloigné de Bourg-St-Christophe que de 15 km.
Quant à l’aéroport international de Lyon - Saint-Exupéry (autre élément du dispositif d’aménagement du territoire régional), son accès est rendu aisé par l’A 432 dont l’embranchement sur l’A 42 est à La Boisse ; il se trouve à 27 km de Bourg-St-Christophe.
Les 898 hectares de superficie de la commune sont circonscrits par les communes suivantes (du Nord au Sud) : Faramans, Pérouges, Béligneux et Bressolles. Les deux premières sont intégrées au canton de Meximieux.
Pôles d’attraction pour Bourg-Saint-Christophe :
- Besoins de première nécessité : Meximieux
- Commune aspirée côté Sud (agglomération lyonnaise) mais avec des attirances pour Ambérieu-en-Bugey et Beynost selon les emplois et la scolarité au lycée (lycée de la Boisse, importance de l’autoroute A 42)
- Importance de Bourg-en-Bresse pour les aspects administratifs, commerciaux, etc …
APPROCHE HISTORIQUE GLOBALE
D’après les ouvrages mentionnés dans le Préambule et le site internet. Le nom de Bourg-Saint-Christophe apparaît pour la première fois en 1158. Celui du hameau des Brosses en 1376.
- De l’antiquité au XIVe siècle
Axantia de la légende de Saint Domitien ?
1158 transport des reliques de Saint Taurin par les moines de Gigny
1191 abbés de Saint-Rambert premiers seigneurs de Bourg-Saint-Christophe : bulle du pape Célestin III (Guichenon Preuves p. 234)
1226 concédé à Humbert V de Beaujeu l’église et ses dépendances restant à Saint-Rambert
Guichard VIII de Beaujeu y construit un château-fort et accorde une charte de franchises et libertés en 1319.
1325 bataille de Varey, Guichard VIII de Beaujeu prisonnier
Après une courte dépendance de la couronne française, il passera au comte de Savoie, puis avec la loi des alliances à diverses familles.
- Sous les Dauphins
1327 traité de saint-Vallier en Dauphiné BSC au dauphin Guigues
1343 Dauphiné réuni à la France
1355 BSC passe à la Savoie Amédée VI comte Verd.
- L’administration savoyarde
1382 BSC passe à la famille de Luyrieux par Ancelis de la Baume fille de Amédée VI qui épouse Guillaume de Luyrieux
1468 ravage de la Bresse par le comte de Commminges gouverneur du Dauphiné sous les ordres de Louis XI contre Philippe de Bresse allié au comte de Bourgogne
1538 Annexion de la seigneurerie de BSC à la seigneurerie de Meximieux qui devient baronnie
- Sous la monarchie française
Après 1600 passage à la famille Digoine
1601 Traité de Lyon
Vers 1780 passage à la famille Trocu de la Croze
La tradition fait de Bourg-St-Christophe un lieu de foi et de vocation religieuse. La commune devrait son nom à une ancienne chapelle dédiée à St Christophe remontant au Ve siècle, et édifiée dit-on par St Domitien.
Pendant la révolution le nom devint Bourg-Sans-Fontaines du fait que la commune ne possède aucune source à fleur de terre, et donc de l’absence de fontaine. Il existe cependant des bacs comme à Marphoz, au bord du « Chien Pourri ».
Le Mas Choquet semble avoir été le premier lieu d’établissement des Bourtoirs, à proximité de la première église.
Le centre religieux a été ensuite transporté à l’endroit actuel pour l’assoir sur l’emplacement de l’oratoire St Domitien, culte spécial de la paroisse au siècle dernier.
L’histoire explique ainsi le choix du site d’implantation de l’église actuelle.
En 1907, Pommerol signalait 620 hectares de terre labourable (blé, seigle, méteil, sarrasin, avoine, maïs, orge, chanvre, colza, haricots, navets ...), 70 ha de prés, 100 d’herbages, 25 de vignes fournissant 300 hectolitres de vin, 2 ha de landes, 35 de bois et 1 de jardins, avec de nombreux noyers, pêchers, pommiers et poiriers. Il comptait 225 chevaux et ânes, 356 bovins, 100 porcs et 120 chèvres.
Il s’y tenait 4 foires par an.
La place de la mairie était appelée le champ de foire.
Avant la construction de l’école mixte entre La Ruette et le bourg en 1892 (avec la mairie), des sœurs de St Joseph de Bourg-en-Bresse venaient instruire les filles de Bourg St-Christophe dans un bâtiment situé au Nord de l’église, devenu la maison paroissiale.
Après avoir été situé à proximité des églises (Mas Choquet et ensuite église actuelle), le nouveau cimetière a été réalisé en 1875 à l’emplacement actuel (plaine).
En 1910, il était possible de distinguer « cinq agglomérations d’inégales importances » : le bourg avec l’église, La Ruette, le Mas Choquet, Marphoz et les Brosses. En 1786, il existait même un quartier nommé « la Girardière ». Les coteaux étaient encore abondamment plantés de vignes.
Jusqu’à la seconde guerre mondiale, l’activité principale était l’agriculture et aussi l’élevage.